Theo van Rysselberghe, "La Lecture", 1903.
Le 15 et le 16 décembre aura lieu à la “Hogeschool Brussel” (2, rue d’Assaut, B-1000 Bruxelles) un colloque sur “L’enjeu du français lingua franca en Belgique et aux Pays-Bas durant la période 1800-1914. Histoire croisée et transferts culturels ”.
Les institutions organisatrices de ce colloque sont la “Vrije Universiteit Brussel”, la “Hogeschool Brussel”, la “Hogeschool Gent” et la “Radboud Universiteit” de Nimègue. Les conférences seront tenues par Guy Rooryck (“Hogeschool Gent”), Wim Vandenbussche (“Vrije Universiteit Brussel”), Lieven D’Hulst (“Katholieke Universiteit Leuven”) et Piet Couttenier (université d’Anvers).
Ces journées d’étude ont pour principal objectif d’observer l’impact de la littérature écrite en français (et pas seulement la littérature française proprement dite) dans l’aire des anciens Pays-Bas. Ils pensent en particulier aux enchevêtrements et aux entrecroisements qui émaillent l’histoire du XIXe siècle dans ces contrées.
Le français a pleinement joué un rôle de lingua franca à travers l’Europe tout au long du XIXe siècle. La langue française rendait par conséquent possibles d’intenses contacts culturels qui reliaient toute l’aire des anciens Pays-Bas avec la France ainsi qu’avec la partie francophone de ce qui deviendrait la Belgique à partir de 1830, mais aussi avec des territoires bien plus éloignés. Les lettres françaises bénéficiaient d’un statut privilégié qui fut marquant pour la littérature néerlandophone, mais elles s’abreuvaient elles-mêmes aux sources d’un cosmopolitisme croissant, s’ouvrant à de multiples littératures étrangères.
Le programme du colloque est à télécharger ici. Une interprétation simultanée sera observée.