Le 9 février dernier, l’association flamando-néerlandaise “Ons Erfdeel vzw”, éditrice de “Septentrion” et le cercle culturel de Menin-Wervik (Flandre-Occidentale), en coopération avec les villes frontalières de Menin et de Wervik, ont organisé le colloque “L’usage des langues dans la zone frontalière” (voir le communiqué du 13 janvier).
L’administration communale et les responsables concernés de Wervik ont depuis décidé d’élaborer un projet concernant l’usage des langues dans les services publics de la ville. Ils jugent important que le personnel sache exactement quelle attitude adopter à l’égard des habitants allophones.
La Ville de Wervik suit donc Robert Boumans, l’un des participants au colloque et spécialiste des contacts avec le public allophone, c’est-à-dire parlant une autre langue que le néerlandais. Sous le slogan “Du respect pour la langue et de la compréhension pour le citoyen”, ils ont trouvé une voie moyenne entre la législation linguistique et l’approche client.
Le point de vue du formateur Robert Boumans dans ce projet est que la diversité linguistique de la région demeure très précieuse, mais que l’intégration est nécessaire. En Flandre, les fonctionnaires doivent exercer leur fonction en néerlandais. Selon lui, la loi linguistique n’est donc pas faite pour le citoyen (car la liberté d’employer la langue de son choix est un droit fondamental), mais pour le fonctionnaire.
L’initiative de la ville de Wervik est un engagement non facultatif, car tout participant doit établir un plan d’action pendant et après la formation. Dans le n° 2 / 2011 de “Septentrion”, qui paraîtra le 8 juin, vous pourrez lire une brève rétrospective du colloque.
Un compte rendu plus détaillé sera publié dans la prochaine livraison des annales bilingues “De Franse Nederlanden-Les Pays-Bas Français”, qui paraîtra en septembre.