Jan Fabre, "Les Messagers de la mort décapités".
Du 14 avril au 21 mai, Jan Fabre (° 1958) expose à nouveau à Paris. Pour la quatrième fois déjà, la galerie Daniel Templon accueille une exposition individuelle de cet artiste flamand controversé. Fabre, qui a défrayé la chronique lors de ses passages au Louvre (en 2008) et au Festival d’Avignon (principalement en 2005, mais aussi en 2009), est aujourd'hui coté en France comme un des grands noms internationaux.
Cet artiste polymorphe présentera chez Templon des sculptures, toiles et dessins inédits. Il disposera pour cela de deux salles. Dans la première, les cerveaux constitueront le thème central. L'ancrage anatomique d'éléments insaisissables comme les facultés cognitives et la créativité ne peut manquer d'intriguer un artiste tel que Fabre. Quant à la seconde salle, elle aura pour thème l'artiste en tant que gangster et les métamorphoses illimitées qu'impliquent ses inévitables déguisements.
Ces deux thèmes typiques de Fabre ont été abordés dans l'article de fond que “Septentrion” a publié dans son n° 2 / 2005. On pouvait notamment y lire: “Fabre est à la fois alchimiste et truand, parce que l’idée de transformation reste au centre de ses préoccupations. Son œuvre entière est fondée sur l’interaction entre apparaître et disparaître, présence et absence, le corporel et le spirituel. La métamorphose est le noyau de son œuvre”.
“Septentrion” a d'ailleurs consacré à Jan Fabre plusieurs articles, récapitulés ici.