Kees van Dongen, "Le Doigt sur la joue", 1910.
Du 25 mars au 17 juillet 2011, l'on pourra visiter à Paris l’exposition “Kees van Dongen, Fauve, anarchiste, mondain”. Le musée d'art Moderne de la ville de Paris continue la rétrospective très réussie du musée Boijmans van Beuningen à Rotterdam qui s'est terminée le 23 janvier 2011. L’exposition se complète avec des prêts de collections privées et de plusieurs musées internationaux.
L’attention consacrée à ce fauviste d’origine néerlandaisr n’est pas accidentelle. Dans les peintures de Kees Van Dongen (1877-1968) se reflète la vie bohémienne de Paris. Le spectateur y reconnaît la dénonciation sociale, le goût de l’Orient et le panache fauviste d’une nouvelle élite lors des années folles. Van Dongen introduisait dans cette période une nouvelle image de la femme. Les grands yeux typiques, la sensualité et les couleurs froides du néon caractérisant ses figures, ont eu une grande influence.
Dans le numéro 1/ 1997 de “Septentrion” a paru un article de fond sur Van Dongen et son œuvre.