Le 18 janvier aura lieu au centre culturel “Flagey” à Bruxelles une séance de présentation de “La Langue de ma mère”, la traduction française du roman “Sprakeloos” de l'écrivain flamand Tom Lanoye (° 1958). Cette séance, bilingue, réunira l'auteur lui-même, le traducteur Alain van Crugten et les écrivains Jacques De Decker et Jean-Luc Outers. La présentation est organisée par la maison flamando-néerlandaise “deBuren” (Les Voisins) en collaboration avec les associations littéraires “Het Beschrijf” / “Entrez Lire”.
“deBuren” est depuis 2004 le lieu de Bruxelles où la culture de la Flandre et des Pays-Bas est bien vivante. “deBuren”, qui souhaite offrir à la capitale belge et européenne un forum pour l'art, la culture, la société et la politique de la Flandre, des Pays-Bas et de l'Europe, est un institut culturel et un lieu de débat et de réflexion où l'on écoute et discute. Le programme, très éclectique, concocté par “deBuren” pour les prochains mois est repris ici.
Dans son livre, Tom Lanoye relate l'attaque cérébrale dont a été victime sa maman, l'aphasie qui s'en est suivie et le décès de la vieille dame. Le quotidien néerlandais “NRC Handelsblad” a estimé que ce roman était “le plus beau de tous les romans autobiographiques de l'année écoulée”. Durant toute sa vie, la mère, bouchère dans un ville de province, a été actrice dans une compagnie d’amateurs. La langue était son instrument. Elle la maniait en virtuose au théâtre comme dans la vie, où sa volubilité et son sens de la repartie, combinés à un caractère bien trempé et autoritaire, faisaient d’elle un personnage haut en couleur et parfois redoutable.
“La Langue de ma mère” est paru aux éditions de la Différence. Le livre de Tom Lanoye a déjà été commenté dans “Septentrion” n° 4 / 2010. Vous trouverez ici le texte de cet article.