Le 30 juin sera fêtée le cinquantième anniversaire de l'indépendance du Congo, notamment avec un défilé militaire et d'autres festivités dans la capitale Kinshasa. La Belgique, ancienne puissance coloniale, sera représentée par le roi Albert II, la reine Paola et le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme.
Le Congo fut d'abord propriété personnelle du roi des Belges Léopold II. Il s'appelait alors État libre du Congo. En 1907, le roi le céda à la Belgique, qui en fit sa colonie, non sans que des voix s'élèvent à l'étranger sur la manière dont Léopold II avait géré ce pays.
La présence du couple royal de Belgique aux cérémonies du cinquantième anniversaire de l'indépendance du Congo a entraîné en Belgique même des réactions en sens divers, surtout en Flandre. Beaucoup y voient une forme de légitimation de l'actuel gouvernement congolais, mis en place, il est vrai, par des voies démocratiques, mais dont la gestion s'avère passablement entachée de corruption et de faits de violation des droits de l'homme. Récemment, il a été décidé que le roi ne prononcerait aucun discours durant son séjour au Congo, décision qui suscite à son tour des réactions d'incompréhension du côté des associations de défense des droits de l'homme et des ONG.
Au cours des cinquante années écoulées, les rapports entre la Belgique et son ancienne colonie ont été très complexes. Dans le numéro 2 / 2010 de “Septentrion”, ces rapports sont évoqués de manière captivante par un connaisseur de l'Afrique, Guy Poppe. Son article est disponible en ligne sur le site de “Ons Erfdeel vzw”, l'association éditrice de “Septentrion”.