Veenhuizen.
Le 16 février à 18 h 30 l’Institut Néerlandais de Paris organise une présentation de deux projets sociaux du XIXe siècle: le «Familistère de Guise», grand «Palais social» en Picardie, construit à partir de 1859 par un industriel inspiré par le socialisme utopique de Fourier, et Veenhuizen, une colonie des pauvres de la Société de bienfaisance fondé à partir de 1823 dans la province de Drenthe, aux Pays-Bas. L’on croyait ainsi éradiquer la pauvreté et bâtir une société idéale où justice et bonheur seraient loi, grâce à la discipline, l’hygiène et le sacro-saint travail. Ces deux sites, qui ont été récemment habilités, font incontestablement partie du patrimoine social, paysager et immobilier de leur pays et attirent un nombre croissant de visiteurs en ce XXIe siècle. Là où le Familistère a pu s’imposer comme un modèle d’organisation de travail et de protection sociale, Veenhuizen, devenu établissement pénitentiaire, a su devenir un laboratoire de la rééducation et de l’humanisation de la peine. Les deux «laboratoires des utopies», l’un industriel et l’autre basé sur l’agriculture, pourront inspirer ceux qui agissent pour trouver des solutions pour les précaires d’aujourd’hui.
Les intervenants seront Suzanna Jansen, auteur de Het pauperparadijs (Le Paradis des miséreux, 2008; voir le compte rendu publié par Dorien Kouijzer dans le n° 1 / 2009 de «Septentrion»), Frédéric Panni, conservateur en charge du Familistère de Guise, Michiel Gerding, historien officiel de la province de Drenthe. Le débat sera animé par Antoine Bevort, professeur de sociologie au Conservatoire national des arts et métiers.
Réservation conseillée : tél. + 33 (0)1 53 59 12 40 / info@institutneerlandais.com