Le Gouvernement flamand a confié à Paul Breyne (° 1947), gouverneur de la province de Flandre-Occidentale, un nouveau mandat de coordinateur de la coopération transfrontalière avec le Nord-Pas-de-Calais. Ce second mandat viendra à échéance en 2012, lorsque le gouverneur atteindra l’âge de la retraite.
Le Gouvernement flamand motive sa décision en rappelant le rôle joué par le gouverneur dans la création de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tourcoing et du GECT West-Vlaanderen / Flandre-Dunkerque-Côte d’Opale. Il entend par la prolongation de ce mandat assurer la continuité de la coopération transfrontalière. Dans cette fonction, Paul Breyne représentera l’Autorité flamande au sein des organes de direction des deux groupements européens de coordination territoriale.
Paul Breyne est un “partisan” critique de la coopération transfrontalière. Comme en témoigne son discours du 5 décembre 2009 à l’occasion de festivités à Courtrai. Dans ce discours, le gouverneur a rappelé que l’Eurométropole était une expérimentation qui allait à l’encontre de la formation pendant trois siècles de nations distinctes. On a mis beaucoup d’énergie à élaborer une structure juridique, laquelle entraîne d’innombrables engagements administratifs. La tâche est d’autant plus ardue que le travail s’effectue en présence de deux systèmes juridiques différents. Dans ce manège administratif, déclare le gouverneur, il ne reste plus guère de place pour parler du contenu. Selon lui, un GECT sert avant tout à remplir une mission technique alors que l’Eurométropole est un organe de concertation politique. Enfin, le gouverneur est amené à constater que la présence des États dans l’administration de l’Eurométropole ne facilite pas les choses. Elle limite même fortement a liberté de prendre position et d’user de son influence, estime-t-il. Pour autant, le gouverneur Breyne comprend et apprécie l’intérêt de cette coopération. Coopérer avec l’agglomération lilloise, dit-il, donne au partenaire flamand accès à différentes infrastructures de niveau international.