Le 28 septembre, l'agence française de presse AFP annonçait que deux Français allaient être canonisés le 11 octobre: Jeanne Gugan, fondatrice de la congrégation des Petites Soeurs des pauvres, et le père Damien De Veuster. La fâcheuse habitude des Français de s'approprier toute personne qui a tant soit peu à voir avec leur pays dépasse les bornes. Que le père Damien ait étudié un an en France ne fait pas encore de lui un Français.
Dans le numéro 3 / 2009 de Septentrion récemment paru figure un article sur la vie du père Damien, rédigé par la biographe Hilde Eynikel. Vous pouvez le découvrir ici même.
Le père Damien, de son vrai nom Jozef De Veuster, est né en 1940 dans la commune de Tremelo, en Brabant flamand. Il était le septième enfant d'un couple d'agriculteurs. A l'âge de 15 ans, il a travaillé dans le commerce de grains de son père, mais il voulait en fait devenir prêtre. En 1860, il est entré dans l'ordre des frères Picpus.
Après ses études (la fameuse année française incluse), le père Damien a été autorisé à s'en aller comme missionnaire dans l'archipel de Hawaï. En 1864, il était ordonné prêtre à Honolulu.
A l'époque, les lépreux de Hawaï furent regroupés dans une colonie au nord de l'île de Molokai. Damien sollicita de son évêque l'autorisation de s'y rendre. Le 10 mai 1873, il arrivait à Molokai. Pour la colonie, qui comptait alors 600 lépreux, ce fut un tournant capital, marqué notamment par l'augmentation du nombre de logements décents, par l'ouverture d'une école et l'édification d'une église.
En 1884, Damien lui-même contracta la maladie. Cela ne l'empêcha pas de poursuivre inlassablement son travail jusqu'à deux semaines de sa mort le 15 avril 1889.
Il y a quelques années, les téléspectateurs de la chaîne publique flamande VRT ont élu le père Damien le … “Plus Grand des Belges”.